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Les différentes transitions


Définition de la transition identitaire :


La transition est le processus de changement du "rôle de genre" de façon permanente en accord avec l'idée de ce que signifie être un homme ou une femme ou "genderqueer" selon les normes sociétales occidentales.

Ce processus peut impliquer couramment la modification de l'identité à l'état-civil et du sexe sur l'acte de naissance au niveau légal, ainsi que l'hormonothérapie de substitution (THS) et la chirurgie de mise en concordance des organes sexuels (CRS) apparents au niveau médical. Mais, cela reste totalement à l’appréciation de chaque personne concernée car rien n’est plus obligatoire depuis la mise en application de la nouvelle loi sur le transidentité le premier janvier 2018.

Les différentes transitions

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La transition médicale


Cet aspect de la transition est divisé en deux étapes :

La première étape est essentiellement composée de l'hormonothérapie (féminine ou masculine). Elle permet le développement des caractéristiques sexuelles secondaires reflétant mieux le genre que la personne souhaite montrer.

Par exemple : les hormones masculines feront apparaître la barbe, la moustache et une voix plus grave chez les hommes. Les hormones féminines feront apparaître la poitrine et élargir les hanches mais ne modifieront pas la voix chez les femmes.

La deuxième étape est réalisée par la chirurgie de confirmation de genre.

Par exemple : chez l'homme trans, la mastectomie (ablation de seins), la phalloplastie (construction d'un néo-pénis). Chez la femme trans, la mammoplastie (implants mammaires) et la vaginoplastie (réalisation d'un néo-vagin).

D'autres chirurgies, non génitales, sont parfois possible également. Par exemple, augmentation du volume des hanches et des fesses par insertion d'implants

Pour le corps médical, ces interventions sont soumies à un avis préalable d'un psychiatre et à un suivi psychologique.

Informations sur les différents praticiens


Pour connaître les informations sur les différents médecins, je vous invite à consulter l'article qui a été publié sur le site de la Maison Arc-en-ciel, et principalement la seconde partie. Pour y parvenir, cliquez sur le lien ci-dessous :

La transition sociale


Sans doute celle qui est le plus souvent adoptée. Elle consiste à exprimer son genre autrement que selon les normes et rôles associés au genre assigné à la naissance.

Par exemple, l’adoption d’un prénom et de pronoms adaptés à ce prénom choisi, le changement d’habillement, la gestion de la pilosité, le maquillage, le port de vêtements spéciaux destinés à cacher certaines parties du corps parce que celles-ci ne répondent pas au genre dans lequel la personne s’identifie.

C’est la plus fréquente et la moins onéreuse mais la plus dangereuse. Les personnes qui se contentent de seulement cette phase sont souvent confondues avec les "travestis" et sont très vulnérables en cas d’opposition à une ou des personnes transphobes.

En cas de contrôle policier, elles doivent entrer dans un processus de justifications qui risquent d’être peu ou pas compris

La transition légale


C’est sans doute la plus importante. Le reflet du prénom et du genre sur les documents d’identité est extrêmement important. En devant montrer leur document d’identité ne correspondant pas à leur identité de genre, 52 % des personnes transgenres affirment avoir du affronter de la transphobie verbale, sociale voire même physique.

Les modifications du ou des prénoms ainsi que du marqueur de genre sur les documents d’identité font l’objet de la loi du 25 juin 2017 parue au Moniteur belge du 10 juillet 2017 et entrée en application le 1er janvier 2018.

Pour en connaître la procédure, je vous invite à consulter la page sur la législation belge en cliquant sur le lien ci-dessous :

Lien vers le document “La législation belge”

Les six principes importants d'une transition


1. Dans une transition, rien n'est obligatoire. Il n'y a aucune loi qui traite de ce sujet.

2. C'est la personne concernée qui décide seule de ce qu'elle souhaite faire au cours de sa transition.

3. Elle ne devra jamais se justifier sur ses choix. Personne n'a le droit de s'immiscer dans son parcours.

4. Chaque transition est unique car chaque personne est unique. Donc ne jamais comparer les transitions de deux personnes

5. Il n'est pas possible de choisir le résultat final d'une transition. On ne peut sélectionner les effets désirés des hormones.

6. Une transition n'est pas linéaire car de nombreuses circonstances extérieures interviennent à un moment donné.

Les désavantages d'une transition sociale


Outre le fait qu'elle est dangereuse socialement, elle présente des désavantages qui risquent de laisser des traces moralement.

La transition sociale oblige les personnes concernées à se outer chaque fois qu'elles sont amenées à présenter leurs papiers d'identité dans le cadre d'une procédure quelconque telle que la réception d'un envoi postal recommandé. En présentant leur carte d'identité à l'agent des postes, elles risquent de subir des remarques du genre : mais madame, j'ai demandé votre carte d'identité pas celle de votre mari. Elles devront alors entrer dans des explications dont l'agent n'a rien à faire et cela, peut-être même, devant d'autres personnes tout aussi non concernées par ces explications.

Et si ces situations se déroulent en présence d'un public transphobe, les quolibets, les injures, et dans les cas extrêmes, les coups risquent de se produire portant une atteinte grave au moral et à l'estime de soi des personnes concernées.