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“Les opérations sur les nouveau-nés intersexes


 sont des mutilations, des actes de torture à condamner”

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Selon les Nations-Unies, l'intersexuation (anciennement appelée “intersexualité”) est un terme de biologie utilisé pour décrire la situation de personnes qui sont nées avec des caractéristiques des organes sexuels non conformes aux normes correspondant typiquement aux organes “mâles” ou “femelles”.


Ce terme englobe un très large éventail des conditions anatomiques des organes sexuels atypiques. Ces variations peuvent se situer au niveau chromosomique, anatomique, gonadique ou hormonal. Elles se manifestent à divers degrés sur le plan physique (par exemple, dans l'apparence des organes génitaux externes ou internes), dans le fonctionnement des gonades, dans la distribution des graisses, de la pilosité et de la masse musculaire, ainsi que dans le développement mammaire.


L'intersexuation n'est pas toujours visible à la naissance.


Chez l'être humain mâle, la différenciation sexuelle est déterminée par les chromosomes X et Y, et en particulier par le gène SRY du chromosome Y. Cependant, des variations du développement de l'embryon peuvent conduire à des phénotypes non correspondants. Il est ainsi possible qu'un individu présentant des chromosomes XX développe un phénotype anatomiquement, mais également en termes de physiologie et de psychologie, qui correspond aux normes du masculin. Inversement un individu peut présenter la combinaison XY et présenter des caractères sexuels qui correspondent aux normes du féminin.


Le gène SRY peut apparaître sur le chromosome X, conduisant à un embryon XX, qui développe l'anatomie dite masculine et qui est identifié à la naissance comme un garçon. Le gène SRY peut être manquant ou présenter une variation de fonctionnement, conduisant à un embryon XY qui ne développe pas de pénis long et qui est identifié à la naissance comme une fille. Il existe des variations où l'un des chromosomes sexuels est en double voire en triple, par exemple, le syndrome 47,XYY et le syndrome de Klinefelter. Parfois, seulement une certaine proportion des cellules de l'individu sont affectées par une variation atypique des chromosomes sexuels ; on parle alors de chromosomes sexuels « en mosaïque ». D'autres variations ne sont pas liées aux chromosomes : l'insensibilité complète ou partielle aux androgènes chez les personnes XY (Syndrome d'insensibilité aux androgènes),  l'hyperplasie congénitale des surrénales, les hypospadias, l'absence de vagin et/ou d'utérus chez les personnes XX, ou encore les taux d'hormones atypiques comme c'est le cas dans le syndrome des ovaires polykystiques, qui peuvent entraîner des caractères sexuels secondaires atypiques (des personnes XX présentant une pilosité faciale importante, ou des personnes XY qui présentent une poussée mammaire).


Pour certains, l'intersexuation met en jeu la définition même du sexe, et, indirectement, celle du genre. Dans la plupart des sociétés, les individus sont répartis en deux catégories, les hommes et les femmes, notamment selon l'observation des organes génitaux externes à la naissance.


Cependant, les dernières avancées de la biologie montrent, pour certains chercheurs, qu'il est beaucoup plus difficile de définir scientifiquement ce qu'est le sexe. Pour ces chercheurs, il n'y aurait pas de critère unique et « naturel » qui permettrait de définir clairement le sexe d'un individu, mais plusieurs caractéristiques de différents types, relevant de plusieurs approches : l'anatomie des organes génitaux externes et internes (la présence d'un pénis et/ou d'un vagin, d'un utérus, le positionnement de l'urètre), les gonades (le fait de posséder des testicules externes ou internes, ou des ovaires, ou des gonades mixtes), les hormones (le fait qu'un organisme produise des taux plus importants de testostérone ou d'œstrogène), ou encore la génétique (le fait qu'un individu possède, dans son ADN, une paire de chromosomes XY ou XX ou une autre combinaison encore). Il existe donc non un mais plusieurs systèmes de détermination sexuelle : « Ce que de nombreux travaux scientifiques semblent démontrer aujourd'hui, c'est bien que le sexe représente un ensemble de données et non un seul élément permettant de considérer qu'on est soit mâle soit femelle.


Avant le xxe siècle, il n'y avait pas de prise en charge médicale de l'intersexuation. En 1955, John Money et ses collègues proposent des lignes directrices qui, au cours des 40 à 50 années suivantes, ont dominé l'approche médicale à l'égard des enfants intersexes. Ces lignes directrices étaient fondées sur la croyance que les enfants naissent « psychosexuellement neutres » et qu'ils pouvaient être « dirigés » vers un genre dans leur enfance.  Les nouveau-nés aux « organes génitaux ambigus » sont alors généralement traités comme des urgences médicales et opérés en fonction de différents critères pour lever l’ambiguïté sexuelle (fertilité future, fonction endocrine et développement pubertal). La médecine considère alors l'intersexuation comme une anomalie qu'il est nécessaire de corriger.


Certaines organisations de personnes intersexes dénoncent les opérations de réassignation comme des violences inacceptables et en réclament l'arrêt, au profit d'une approche centrée sur les droits humains, notamment le droit à l'intégrité physique et sexuelle. Elles plaident pour l'arrêt de toutes les modifications de caractéristique sexuelles qui ne sont ni nécessaires médicalement ni désirées par les personnes elles-mêmes.


Une déclaration du Consensus de Chicago de 2005 a donc noté que la chirurgie esthétique n'était pas urgente, tout en recommandant l'attribution rapide du sexe sur la base d'une communication ouverte entre une équipe multidisciplinaire et la famille du bébé. Une étude de 2016 suggère cependant qu'il y a peu de preuves de changements dans les pratiques de chirurgie infantile pour les organes génitaux ambigus depuis 2005.

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